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Mumbaï - Reportage 2
07/04/2009
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REPORTAGE
Commentaires :

          Il y aura dans notre vie, l'avant l'Inde et l'après l'Inde. On n'en ressort pas intact.

          Si quelques uns d'entre nous optent pour le Taj Mahal (voir photos), nous préférons rester sur Bombay-Mumbaï. Le taj est à 2 heures d'avion.

          Dès la sortie du port, nous sommes baignés dans l'atmosphère de la ville. La circulation est dense, les klaxons retentissent de toutes parts. Il est tôt, la température est encore agréable (26°C). Des milliers d'Indiens déambulent dans les rues pour aller au travail. Si les hommes ont opté pour une tenue plutôt occidentale: liquette et pantalon blancs, les femmes, en revanche, sont fidèles aux saris: 5 mètres de tissu, coloré et couvert de perles, harmonieusement enroulé autour du corps et qui vient mourir sur une épaule. Le résultat est magnifique.

          Très tôt le matin, c'est aussi l'heure de la lessive. A Bombay, Hanging Garden est incontournable. Pour quelques roupies, vous confiez votre linge à un blanchisseur qui va aussi collecter des centaines d'autres pièces. Le linge est marqué d'un signe distinctif, une croix, un rond, etc de manière à reconnaître le propriétaire. Dans ce grand parc, à découvert, on fait bouillir, on bat, on tape, on rince, on essore et on étend le linge. Tout ceci n'aurait peut-être rien d'anormal si cela ne se passait pas au beau milieu de la ville, s'ils n'étaient pas aussi nombreux et si l'ambiance était plus sereine, on entend des cris de partout. Le soir venu, le blanchisseur fait ses livraisons. Il paraît qu'il n'y a pas d'erreurs de destinataires, le système de marquage serait infaillible. A voir !

          L'Inde, c'est aussi Gandhi et c'est avec beaucoup d'émotion que nous visitons le musée qui lui est consacré.

          Les odeurs ! Bombay, c'est les odeurs. Un petit tour au marché et toutes ses effluves nous montent aux narines: odeurs de poissons, de viandes, de légumes, de fruits et de ... transpiration. En effet, avec la journée qui s'avance, la température monte. Pour l'étal réfrigéré, nous reviendrons dans quelques années mais pour l'instant viandes et poissons attendent les acheteurs bien au chaud, à même le sol. Pas sûr que notre organisme d'Occidentaux aseptisés accepte ces victuailles.

          L'Inde sans les Hindous ne serait pas l'Inde. 80% des Indiens sont Hindous. "Good for them", une des croyances de leur religion est la réincarnation. C'est certainement grâce à cet état d'esprit que certains, en fait 800 millions d'entre eux, acceptent leurs conditions de vie plus que misérables. Ils sont persuadés que dans une autre vie, ils auront la richesse. En attendant cette vie meilleure, ils prient les dieux avec grande ferveur et leur font des offrandes: fleurs, miel, argent ...

          Bombay a conservé les traces de l'époque britannique avec quelques beaux monuments comme le musée du Prince de Galles où on peut admirer quelques collections d'objets de jade et de pierres précieuses ainsi que quelques peintures des écoles flamande et italienne, la gateway of India construit en l'honneur d'une visite de George V en 1911, la gare Victoria et l'incontournable hôtel Taj Mahal dont l'imposante façade fait face à la mer et qui a été le siège de terroristes en novembre dernier.

          Ce que nous venons de vivre, c'est le Bombay des touristes. On nous a fait passer dans les plus belles rues, arrêter devant les plus beaux monuments, les plus beaux temples et les plus beaux magasins de tissus.

          Maintenant, à nous de jouer: "Bombay by our own". ça commence dès la sortie du bateau, dans le port. "Taxi, taxi, taxi, voulez-vous prendre un taxi ?" Nous prenons finalement un des taxis pour le centre ville, sans oublier de négocier la course auparavant.
          Anecdote, le passage de la porte du port ne se fera qu'avec un petit billet au fonctionnaire en faction, pas de back chiche, pas de passage.
          Le chauffeur de taxi nous propose de nous emmener dans un magasin de tissus. Nous le suivons, arrière-cour d'un immeuble, 1er étage et derrière une porte crasseuse, des centaines de coupons de tissus et aussi d'autres touristes piégés, comme nous, par leur chauffeur. Nous ressortons pratiquement aussitôt et redemandons à notre taxi de nous emmener en ville et non pas dans un boui-boui d'un de ses amis. Une fois arrivés en ville, nous larguons notre chauffeur un peu collant.
          En ville, l'envers du décor est encore pire que nous l'avions imaginé. La police ou la milice privée qui frappe à coups de bâton les mendiants et les vendeurs à la sauvette. Des vendeurs, il y en a partout dans les rues. Des étals à même le sol.
          Le spectacle est envoûtant, irréel, on se croit dans une scène de théatre mais on est bien dans la vraie vie. La chaleur devient insupportable, impossible de rester au soleil, pourtant dans ce chantier, là, tout près de nous, des femmes portent sur leur tête des gravats, certainement depuis ce matin. Nous sommes honteux de nous sentir fatigués d'avoir marché pour notre plaisir alors qu'elles ont trimé pour quelques roupies seulement. Chez nous, pour ce genre de travaux, on utilise une pelle mécanique ou au moins une brouette.

          Bombay, c’est aussi les vaches en pleine ville, les bâches tendues pour servir de toit, des millions de miséreux qui vivent, là, au bord des rues et des routes passantes, dans la poussière, la chaleur, la crasse ou sous la pluie pendant la mousson.



                   L'Inde c'est sans conteste l'escale de notre voyage qui va nous rendre différents.


  
INFO METEO :

Température extérieure : 38°C
Temps ensoleillé
Humidité: 80%
Navigation calme
Pour ma part, good for me ! J'avais les sinus bouchés, ça m'a évité des déconvenues.